Lors de l’Assemblée Générale de l’Association pour la Recherche en Thérapies sur les Fibromyalgies, du 04 mars 2006 à Biarritz, la parole a été donnée à la Présidente d’honneur de l’ARTF, le Dr. SOYER-GOBILLARD M.O, présentée aux nouveaux adhérents comme étant Directeur de Recherche Emérite Honoraire au C.N.R.S. et consultante scientifique de notre Centre de Recherche en Thérapies Alternatives. Suite à ce discours d’ouverture, le prof. Dr. Roland Solère, Président de l’ARTF et Directeur du CRTA la remercia et s’adressant à tous, il exposa le lien scientifique entre cette étude sur la fibromyalgie et la méthode d’application de l’Ostéopathie que nous utilisons. Nous retranscrivons ces deux discours dans leur intégralité.
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Dr. SOYER-GOBILLARD M.O. Merci à Roland de m’avoir conviée en tant que Présidente d’honneur de l’ARTF à participer à cette AG au cours de laquelle il me sera donné l’occasion de mesurer le travail accompli cette année passée. Je suis à la fois honorée en tant qu’amie, mais surtout convaincue en tant que scientifique du bien fondé de ces recherches. Merci à Hélène d’avoir pris tant à cœur ces recherches et les mener avec brio et précision. Je voudrais maintenant vous faire part de mon point de vue personnel le plus objectif possible et vous dire en tant que scientifique pourquoi je crois à cette recherche. J’y crois parce que tous les ingrédients sont réunis pour faire du bon travail, suivant une démarche scientifique :
Les observations sur un certain nombre de cas que nous souhaitons grâce à vous tous, nombreux. Ces observations sont réalisées en fonction d’un protocole rigoureux établi déjà depuis plus d’un an, rassemblées et analysées par Hélène qui a pris la précaution, et je l’en félicite d’auditionner à posteriori un certain nombre personnes après tirage au sort, pour démontrer (ou non suivant les cas) l’hypothèse de travail théorique émise par Roland dont nous connaissons tous la valeur en tant que praticien, que théoricien et que chercheur. Nous ferons ensuite intervenir un bio-statisticien avant de réaliser le plus rapidement possible, la première publication mondiale sur ce genre de recherche concernant ces pathologies invalidantes. Il y a maintenant urgence pour accumuler et analyser les cas afin non seulement de publier pour prendre date mais aussi penser aux personnes en souffrance qui risquent de bénéficier un peu plus tôt de ces traitements.
Je voudrais faire une petite parenthèse en ce qui concerne les pathologies mécaniques invalidantes : nommée récemment pour siéger à la Maison Départementale pour les Personnes Handicapées (MDPH des Pyrénées Orientales), dans la Commission des Droits et de l’Autonomie nous avions jeudi dernier à statuer pour entériner ou refuser cent cinquante dossiers de demandes d’Aide Aux Handicapés. Je ne trahirai pas le secret professionnel en vous disant que 40 % environ des pathologies concernaient tout simplement le « mal de dos », le reste étant constitué de pathologies psychiatriques (surtout dépressions) ou internes (atteintes cancéreuses par exemple). L’aide aux adultes handicapés (A.A.H.) a été lors de cette séance souvent refusée pour « mal de dos) ou Syndrome Douloureux Mécanique (SDM d’après Solère et coll.).
Mais vous, ostéopathes, vous devez vous faire connaître davantage pour soulager efficacement ces populations en souffrance, par exemple en faisant régulièrement des mini colloques. Les pathologies psychiatriques, dépressives en particulier, se situent tout de même au premier rang des arrêts maladie et les pathologies posturales ne sont pas loin derrière les cardio-vasculaires.
Je referme ma parenthèse en citant une phrase extraite de l’article récent de Solère et coll. sur la lombalgie cataméniale : « Il serait temps que des programmes d’évaluation se mettent en place pour que la communauté médicale puisse tirer bénéfice de nos observations et de nos résultats, et ce, dans le plus grand intérêt des patients. Notre savoir-faire et les heureux effets qui en résultent sont les preuves qu’il existe des composantes objectivables et réversibles dans la plupart des syndromes liés à des troubles fonctionnels. »
Un espoir commence à surgir qui vous concerne ainsi que la « Sécu » (la Sécurité sociale). Certaines mutuelles pionnières, telle la Mutuelle Territoriale de Santé offrent des forfaits de remboursement pour traitements ostéopathiques ce qui est une avancée considérable et un début encourageant bien que tardif. Je ne veux pas monopoliser la parole et j’attends impatiemment les résultats de vos derniers travaux. Merci de votre attention.
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Prof. Dr. Roland SOLÈRE : À ce jour, personne encore ne sait ce qu’est la fibromyalgie. Cependant, il paraît évident d’après une première estimation sur les résultats obtenus, que le modèle thérapeutique que nous avons mis à l’étude soigne les fibromyalgiques. Nous ne soignerons certainement pas tous les fibromyalgiques puisque ce modèle thérapeutique est particulièrement étudié pour des personnes ayant un dysfonctionnement de type énergétique à l’origine du ressenti exacerbé de cette manifestation rhumatismale encore non identifiée. Nous allons, je le pense trouver un traitement non médicamenteux capable de réguler l’intensité de ces douleurs souvent insupportables, en agissant de façon spécifique sur un problème de dysfonction des niveaux de perception des sensations.
Cette vision des choses sur la réalité physiologique d’un support fréquentiel (6 niveaux énergétiques identifiables) capable de moduler des sensations jusqu’à leur juste valeur (de façon Yin ou Yang) n’est malheureusement pas encore considérée en algologie. Notre étude s’avère en ce sens très utile, elle montrera l’intérêt d’un élargissement des connaissances médicales.
Cette notion de niveaux énergétiques je ne l’ai pas inventée, ces 6 niveaux sont référencés dans des livres de la médecine traditionnelle chinoise, ces données empiriques et ce savoir plusieurs fois millénaire doivent s’intégrer à nos recherches.
J’ai personnellement travaillé et mis au point le système de « normalisations énergétiques® » après avoir systématisé les différents stades de leur dysfonction et les différents schémas thérapeutiques permettant une régulation de l’intensité des douleurs.
Chacun d’entre nous en pratiquant cette méthode arrive à porter un soulagement aux personnes qui se plaignaient d’une multitude de syndromes douloureux pour lesquels la littérature médicale moderne restait pauvre en solutions thérapeutiques valables. Maintenant, nous devons tous ensemble mener à bien l’étude qui montrera que c’est également le cas sur les fibromyalgies : il résulte d’une première estimation que 81 % des patients ayant participé à notre étude ont eu entre 40 et 100% d’amélioration.
Oui, c’est vrai, il serait temps que des programmes d’évaluation se mettent en place pour que la communauté médicale puisse tirer bénéfice de nos observations et de nos résultats car, nous sommes convaincus que notre point de vue sur ce problème de fibromyalgie n’est ni farfelu, ni ésotérique.
Un exemple vous fera comprendre combien il serait ridicule de ne point accepter des points de vue complètement différents. J’ai devant moi une bouteille d’eau, et à mon point de vue, cette bouteille a une grande étiquette sur laquelle des lettres majuscules sont écrites en rouge. Placés où vous êtes, l’étiquette que vous voyez et que vous scrutez de votre plus attentionné regard est la contre étiquette au dos de la même bouteille, elle est petite et les lettres minuscules sont écrites en noir. C’est exactement le contraire de mon point de vue et il me paraît logique de vous dire que l’étude de cette bouteille mérite qu’on en fasse le tour…
Les propos inverses lorsqu’ils sont cohérents sont très souvent utiles à la bonne compréhension.
Tout scientifique doit faire le tour des choses !